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IMG_3059B Peter Paul Rubens 1577-1640 Anvers Le parc d’un château The park of a castle ca 1635 Vienne Kunsthistorisches Museum

26 June 2020 No Comment

Peter Paul Rubens 1577-1640 Anvers
Le parc d’un château The park of a castle ca 1635
Vienne Kunsthistorisches Museum

L’ART QUI FAIT RÊVER contre L’ART QUI FAIT CAUCHEMARDER.

"Par l’harmonie de l’âme avec l’Univers, donner la vie, telle est la mission de l’artiste."
François CHENG.

"By the harmony of the soul with the Universe, giving life is the mission of the artist."
François CHENG.

Le monde est là pour être goûté; la réalité est là comme un banquet qui s’offre, l’art n’est rien d’autre que l’exaltation de la saveur cachée des choses.
François CHENG. (« Toute beauté est singulière » « D’où jaillit le chant » et « Shitao, la saveur du monde »)

The world is there to be tasted; reality is there as a banquet that is offered, art is nothing more than the exaltation of the hidden flavor of things.
François CHENG. ("All beauty is singular" "From where the song springs" and "Shitao, the flavor of the world")

Joan Miro a proclamé qu’il voulait "massacrer la peinture", l’affirmation sonne comme une provocation qui est tout à fait caractéristique de l’art contemporain. Mais, malgré ses intentions affichées, Miro n’est pas parvenu à massacrer le Beau, sauf dans quelques très rares tableaux de la fin de sa vie. Il a continué de proposer une peinture qui peut faire rêver les peuples. Une peinture globalement, sauf accident, aimable et joyeuse.
C’est quand les peintres occidentaux ont décidé de peindre un monde qui ne fait pas rêver les peuples, que l’art contemporain a débuté. Le massacre de la peinture promis par Joan Miro était réalisé.
L’Occident est alors entré dans l’art systématique du Laid, de l’Absurde, autrement dit dans l’Art Triste.
Cette décision de créer l’Art du Laid, un art qui interdit aux peuples tout rêve, mérite réflexion.
D’abord, c’est une nouveauté à peu près absolue dans l’histoire de la peinture européenne (1).
Secondement c’est une nouveauté dont on peut penser qu’elle est révélatrice d’un état d’esprit inquiétant (2).

1) Pendant des siècles, la peinture européenne, l’art européen en général, a été conçu pour faire rêver les gens, ou une partie importante d’une population : aristocratie, bourgeoisie ou peuple.
Rêve de Dieu, rêve d’Amour spirituel ou sensuel, rêve de vie éternelle, rêve de bonté, de pureté et de beauté, rêve de maternité, rêve de paradis, sur terre ou dans les airs, rêve de paysage idyllique, rêve de chasse réussie, rêve d’abondance. Quand la peinture européenne peignait des monstres ou des guerres, c’était exactement ce qu’il fallait pour formuler un rappel du réalisme nécessaire.
Apollon dépouilla Marsyas, Prométhée se faisait manger le foie, Adonis mourait, Orphée ne réussissait pas à ramener Eurydice des Enfers, mais Europe n’était pas malheureuse d’être enlevée, Aphrodite (Vénus) était née, et le printemps revenait comme Perséphone des enfers.
Les Crucifixions, les Entombements et les Pietas étaient toujours accompagnés d’une Annonciation, d’une Nativité et d’une Résurrection. Et après la mort de la Vierge venait son couronnement.
L’art hollandais du XVIIe siècle, profane, laïc, proclame sans se lasser les joies simples de la vie de famille, les paysages maritimes, les cieux changeants, les fêtes de village, les danses de mariage et les abondances matérielles : viande, légumes, fromage et fleurs en abondance. Une profusion que les têtes de mort ne parvenaient pas à cacher. Même sans leurs dents, les agriculteurs chantaient, certainement en buvant un peu trop.
Tout l’art néo-classique, romantique et impressionniste du XIXe siècle a fait rêver avec des paysages d’Italie ou d’ailleurs : prairies parsemées de coquelicots, rivières fraîches et amicales, forêts pleines d’ombres favorables, châteaux mystérieux, troupeaux de moutons et bovins, bergers musiciens….. Et à part quelques naufrages dans une mer agitée, dans l’ensemble, la peinture européenne était joyeuse et faisait rêver.

2° C’est à partir des années 1950 et suivantes que l’art européen officiel devient totalement sinistre. Rien n’y échappe, sauf l’architecture. ( l’architecture des architectes, pas de celle des entrepreneurs)
Le Non Sens, l’absence de signification de l’art abstrait terminal, ne suffit plus. L’Absurde poussé jusqu’aux extrêmes de l’horreur banale, ordinaire, et du pessimisme le plus plat, le plus quotidien, et le Laid, font la loi.
Sièges et tables bancales, tas de gravats, carrés blanc, jaune, noir, rouge, poutrelles rouillées, tordues, cassées, cartons assemblés, chiffons entassés, boites ouvertes ou fermées, machineries cassées ou concassées, tubulures, poutres de ciment, moellons, parpaings, tuiles, briques entières ou pulvérisées, tubes de néon, sacs, sacs de cailloux, toutes les sortes de tuyaux: fer, ciment, plastiques, tous les tissus en vrac, le caoutchouc, les seaux, brocs, pots…. et bien sûr des taches, des taches, des taches….surtout des taches. Pour que vous tâchiez d’y comprendre rien.
Les musées d’art contemporain sont, le plus souvent, les exceptions existent mais elles sont rares, une anthologie de la laideur, dépourvue du moindre humour, toujours accompagnée d’un discours totalement inintelligible, mais se voulant supérieurement intelligent.
C’est l’art d’une élite qui refuse de communiquer avec ses semblables et aussi incapable de sentir et faire ressentir des émotions positives. Pas de beau, pas de joie, pas de bon. L’art de faire rêver est devenu l’art de faire cauchemarder les peuples.
C’est un art autiste, dont la prétention n’a d’égale que son mépris des peuples, qui s’est installé en Occident, avec l’absolue certitude d’être "La Lumière". Et c’est en cela que cet art est Sacré, interdit de critique. Un nouvel art, doublement sacré : il est le reflet de la nouvelle religion dualiste de l’Occident, celle des Lumières et celle de l’Argent. L’art d’une élite mondialiste qui a décidé de supprimer toutes les nations et pour laquelle la vie humaine ne compte pas.

ART THAT MAKES DREAM against ART THAT MAKES NIGHTMARES

Joan Miro proclaimed that he wanted to "massacre painting", the statement sounds like a provocation that is quite characteristic of contemporary art. But, despite his stated intentions, Miro did not succeed in massacring the beautiful, except in a few very rare paintings at the end of his life. He continued to propose a painting that can make people dream. A painting overall, except accident, kind and joyful.
It was when Western painters decided to paint a world that did not make people dream, that contemporary art began. The massacre of the paint promised by Joan Miro was carried out.
The West then entered the systematic art of the ugly, the absurd, in other words, Sad Art.
This decision to create the Art of the ugly, an art that prohibits people from dreaming, is worth considering.
First of all, it is an almost absolute novelty in the history of European painting (1).
Secondly, it is a novelty that can be thought to reveal a worrying state of mind (2).

1) For centuries European painting, European art in general, was designed to make people dream, or such a significant part of a population: aristocracy, bourgeoisie or people.
Dream of God, dream of spiritual or sensual Love, dream of eternal life, dream of goodness, purity and beauty, dream of motherhood, dream of paradise, on earth or in the air, dream of idyllic landscape, dream of successful hunting, dream of abundance… When European painting painted monsters or wars it was just what was necessary to formulate a reminder of the necessary realism.
Apollo skinned Marsyas, Prometheus had his liver eaten, Adonis died, Orpheus failed to bring Eurydice back from the Underworld, but Europe was not unhappy to be kidnapped, Aphrodite (Venus) was born, and Spring returned as Persephone of the Underworld.
The Crucifixions, Entombment and Pietas were always accompanied by an Annunciation, a Nativity and a Resurrection. And after the death of the Virgin came her Coronation.
17th century Dutch art, profane, secular, proclaims without tiring the simple joys of family life, maritime landscapes, changing skies, village festivals, wedding dances and material abundance: meat, vegetables, cheese and flowers in abundance. A profusion that the skulls could not hide. Even without their teeth, farmers sing, certainly by drinking a little too much.
All the 19th century neo-classical, romantic and impressionist art made people dream with landscapes of Italy or elsewhere: meadows dotted with poppies, fresh and friendly rivers, forests full of favourable shadows, mysterious castles, herds of sheep and cattle, shepherds musicians…. And except for a few shipwrecks in a rough sea, on the whole, European painting was joyful and made people dream.

2 ° From the 1950s onwards, official European art became totally sinister. Nothing escapes, except the architecture. (I speak of the architecture of architects, not the entrepreneurs)
The Non Sense, the lack of meaning of the abstract art, is not enough anymore. The absurd is pushed to the extremes of the ordinary horror, banal, and the most flat, everyday pessimism, and the ugly, make the law.
Seats and woobbly tables, piles of rubble, squares white, yellow, black, red, beams rusty and twisted, broken joists, assembled cartons, piled rags, open or closed boxes, broken or crushed machinery, pipes, cement beams, tiles, whole bricks or pulverised, neon tubes, bags, bags of pebbles, all kinds of pipes: iron, cement, plastics, all loose fabrics, rubber, buckets, pots, jugs, jars …. and of course Stains, stains, stains … especially stains.
Contemporary art museums are, most often, exceptions exist, but they are rare, an anthology of stupid ugliness, devoid of the slightest humor, always accompanied by a totally unintelligible discourse, superbly stupid, but wishing to be above all intelligent.
It is the art of an elite who refuses to communicate with his fellow men and also unable to smell, and make feel, positive emotions. No beauty, no joy, no good.
The art of making people dream has become the art of making people nightmarish.
It is an autistic art, whose claim is equaled only by its contempt of the peoples, who settled in the West, with the absolute certainty of being "The Light". And it is in this that this art is sacred, prohibited from criticism. A new art, doubly sacred: it reflects the new dualistic religion of the West, the Enlightenment and that of the Money. The art of a globalist elite who has decided to suppress all nations and for which human life does not count.

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